Au coeur de l'impunité 7 février 1986 : rejet de la dictature Exposition virtuelle Bibliothèque Soumettre un document

Les années du fils


Le régime duvaliériste en Haïti : TEL PÈRE TEL FILS.
 

La dictature duvaliériste ne sert que les Duvalier.

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Le 22 avril 1971, la dictature duvaliériste muait, elle changeait de peau et de visage. Le fils pubertaire est présenté comme moins terrifiant que le père, plus progressiste, plus malléable, plus ouvert, plus humain, plus charmant. Les promesses d’un monde nouveau emplissaient les ondes. Les hommes d’affaires et les touristes étrangers amenèrent dans leurs bagages de bonnes notes pour la dictature qui devenait subitement fréquentable. De l’image de la terreur si chère au père, il fallait passer à l’image paradisiaque d’un peuple heureux qui rit, chante et danse. Le temps était à la discrétion et la retenue. La répression ne devrait plus être aussi visible à travers des spectacles de massacre de masse et d’exécution publique. Dans les faits, les structures répressives n’ont jamais été désactivées; les prisons du régime continuaient de fonctionner à plein temps. La dictature apprit à maîtriser l’art du camouflage.
 
Le vernis de « droits humains » appliqué en 1977 par le président américain James (Jimmy) Carter a vite craqué, ne résistant pas aux assauts répétés de la machine répressive. Le vent frais de liberté qui soufflait sur Haïti se heurtait constamment aux courants ardents de « stabilisation » de la dictature. Ce qui devait arriver arriva. Une tempête de répression se forma au début des années 1980, si violente qu’elle ne pouvait plus être camouflée, et elle se déchaîna à travers les rues, devant les caméras.
 
Peut-on empêcher à une dictature d’être ce qu’elle est? Pouvait-on convertir une dictature en un régime acceptable, respectueux des droits humains, tout en gardant en place toutes les structures répressives?
 
«La dictature ne peut prétendre à d’autres causes qu’à elle-même.» précise Lyonel Trouillot.

 

Première partie : quid de la «révolution économique»?

(Extrait de Michel Soukar. «Le Gouvernement de Jean-Claude Duvalier (22 avril 1971-7 février 1986)». Dans le collectif  Le prix du jean-claudisme. Arbitraire, parodie, désocialisation. Sous la dir. de Pierre Buteau et Lyonel Trouillot. Port-au-Prince : C3 Éditions, 2013 (p. 169-189)

 

François Duvalier meurt officiellement le 21 avril 1971. Pour éviter tout dérapage, les hommes au pouvoir, sous la supervision de 1'ambassade américaine, organisent la transition. Le pays est quadrillé par l'armée et par la milice, les bateaux de guerre de la U.S. Navy croisent au large des côtes haïtiennes. Depuis le 31 janvier, un référendum a ratifié le choix de Jean-Claude Duvalier par son père comme successeur à la présidence à vie. Le quotidien gouvernemental «Le nouveau Monde» titre satisfait: «Tout s'est bien passé». Révolution économique et libéralisation, telles seront, annonce-t-on, les caractéristiques du nouveau régime duvaliériste. Qu'en sera t-il en vérité? Et d'abord, qui est Jean-Claude Duvalier?

 

Sa formation

Il accède à la présidence à l'été de l'adolescence: 19 ou 20 ans. A l'âge de 5 ans, il entre dans la fournaise du Palais National, sevré de toute politique d'apprentissage social et de développement affectif normal. Dernier d'une famille aux appétits voraces (benjamin de trois soeurs), il est aussi dernier en classe. Il y a là les semences d'une vie asociale et de déséquilibre psychologique. Rien ne fut tenté pour compenser de tels désavantages initiaux car au palais, il grandit dans un milieu composé surtout des valets et des sbires de son dictateur de père. Étranger à toute notion d'effort et d'exigence, élève du collège Bird où l'on va attenter à sa vie en 1963, de l'Institution Saint Louis de Gonzague, il y subit l'influence bienfaisante des chers Frères désireux de lui donner quelques principes dont il garde de rares axiomes et une vague aspiration à se démarquer de ses parents. Tel est l'adolescent qu'un père aveuglé par la maladie et l'amour du pouvoir, coincé par les conséquences de sa folie homicide, choisit pour devenir son successeur. Du 17 novembre 1970 au 22 avril 1971, Jean-Claude Duvalier subit la chronique de la préparation d'une succession mal vécue. Tour à tour effrayé par la fin d'une jeunesse à peine entamée et séduit par les reflets d'un pouvoir absolu.

Président à vie à 19 ou 20 ans, on veut d'abord le coiffer d'un conseil de régence, mais sa mère, Simone Duvalier, l'entoure plutôt de sa vieille garde. Les américains représentés en Haïti par Clinton Knox, très proche du nouveau et puissant ministre de l'Intérieur et de la Défense Nationale: Luckner Cambronne, écartent définitivement le candidat possible de certains duvaliéristes: Clovis Désinor.

Certains de ses anciens professeurs essaient de lui servir de maître à penser. Les ministres de l'intérieur: Cambronne d'abord (deux ans environ), puis Roger Lafontant (3 mois) tente de l'initier aux manoeuvres politiciennes. Tous sont écartés. Et le jeune Duvalier trouve enfin ce qu'il cherchait, ni maître à penser, ni maître à gouverner, mais maître à vivre: son nouveau ministre à la présidence, Henry Pressoir Bayard.
 

L'Héritage

La situation économique et financière est catastrophique. Les ruraux abandonnent des terres érodées et viennent gonfler les bidonvilles. La famine est endémique, particulièrement dans le Nord'Ouest et sur l'île de la Gonâve. Il n'y a plus de verdure que dans quelques cuvettes où la terre est retenue. Au gouvernement, cependant, on se plaît à projeter du pays une image de carte postale: «Haïti: Vive la Différence». Pétion-Ville existe et certaines plages aussi. Cette publicité ne concerne qu'une minorité et cette propagande relayée par la presse internationale de droite attire les capitaux des amis et des organismes internationaux dont le pays a tant besoin mais que la minorité accapare. Alors, il en faut toujours davantage et pour ce, il n'est pas possible qu'Haïti garde cette sinistre image de marque que François Duvalier lui a laissée.

 

« La révolution économique »

« Mon père a fait la révolution politique, je ferai la révolution économique », lance au début de son règne, le jeune président à vie. En quoi va consister cette « révolution » ?

Auparavant, Duvalier père avait mis en place certaines infrastructures: usine hydro-électrique de Péligre, aéroport. Il avait dû emprunter de la Banque mondiale, de la BID, effectuer des tirages auprès du FMI, accorder des concessions ou monopoles à des compagnies étrangères capables de fournir argent et techniciens.

Le développement de ce phénomène va caractériser en premier lieu la Révolution économique de Jean-Claude Duvalier.

De 1972 à 1982, en effet, des experts de toutes nationalités, des milliers de tonnes d'équipements divers et de surplus agricoles, des centaines de véhicules immatriculés O.I. (Organisme International) débarquent où sont délivrés en Haïti. Les salaires de ses coopérants sont élevés, des villas sont louées ou construites, le commerce local de l'alimentation, des vêtements, des chaussures du matériel de bureau, la restauration et l'hôtellerie, le tourisme, la peinture, l'artisanat, bref, chacun de ces secteurs s'efforce de remporter un pactole. Certains projets renouvelables sont l'objet de rapports exemplaires, bénéficient d'extension et représentent de véritables rentes pour le régime. D'autres, non renouvelables, comme les constructions d'axes routiers, de centres de formation professionnelle ou pédagogique occasionnent des injections massives d'argent et de créations d'emplois temporaires. De nouveaux micro-projets dans les provinces surtout, permettent un apport régulier et non négligeable de devises étrangères. Au cours d'un séminaire tenu à Port-au-Prince en novembre 1972, les principales institutions internationales avaient décidé de fournir une assistance de 220 millions de dollars en 2 ans pour l'installation d'infrastructures en Haïti. En réalité, pour le pouvoir en place, chaque projet est une fin en soi.

Circulation artificielle d'argent, animation et prospérité apparentes, commerçants satisfaits..., tout ceci permet au régime de tenir. Réformes indispensables et prise de conscience politique ne sont pas à l'ordre du jour.

 

Le 2ème trait caractéristique de cette « révolution » réside dans la création d'une zone d'industrie de sous-traitance dans les environs de la capitale.

Les investisseurs étrangers sont attirés. En effet, les USA sont proches d'Haïti où la main d'œuvre est docile et à bon marché. Le transport des équipements et des hangars sont facilités par la rapidité des moyens de communication. De plus pas de syndicats, de partis politiques, de conscience de classe dans un pays de chômeurs ou chaque ouvrier/ère lutte pour sa survie sous la coupe d'un régime policier stable garantissant à l'homme d'affaires bénéfice maximum, complicité légale, rapatriement intégral des profits. Cette industrialisation n'a point pour objectif le décollage car rien n'annonce une véritable intégration économique. Pour l'oligarchie, il s'agit d'importer des dollars tant par la signature des contrats que par le commerce local. Pour le régime, c'est d'un côté une occasion de réhabilitation: Haïti devient recommandable aux touristes, aux investisseurs et de l'autre, c'est un moyen d'éloigner la perspective d'une révolte de sous-prolétariat par la création de milliers d'emplois. Le tonnage et la valeur des produits finis ou semi-finis fabriqués par ces industries sont comptabilisés et augmentés par les bureaucrates du gouvernement. Une manœuvre de plus pour vanter la politique de progrès du régime et pour masquer la baisse des ressources locales. Provisoires et fragiles car dépendantes de conditions politiques et sociales que seule peut garantir une dictature, ces activités ne mettent pas le pays en valeur mais vivent à ses dépens.

 

Sur ce chapitre, la révolution économique de Jean- Claude Duvalier n'est que la réalisation de la promesse de son père à Nelson Rockfeller: vendre Haïti et sa main d'œuvre aux hommes d'affaires américains. 

 

Cet afflux d'argent attire banquier d'Europe et surtout d'Amérique du Nord. L'implantation de nouvelles banques étrangères va représenter le 3ème trait caractéristique de la révolution économique de Jean-Claude Duvalier. Siège central et succursales vont s'ouvrir pour recevoir les dépôts des diplomates, des coopérants, des technocrates, les transactions de commerçants, d'industriels et de responsables de projets. Là encore, la propagande du régime tire profit: si des banques s'installent, c'est que la paix et la prospérité règnent.

Pour mettre au point cette modernisation de certains secteurs d'activités et de banalisation du régime, le gouvernement émet la consigne à ses représentants à l'extérieur d'inciter des jeunes universitaires haïtiens formés à l'étranger à rentrer au pays. C'est la politique du rameau d'olivier: le passé est pardonné mais pas oublié. Naïveté, ambition ou nostalgie poussent quelques centaines de ces jeunes à revenir s'intégrer aux nouveaux services: Ministère du Plan, Institut des Statistiques, Radio et Télévision d'État... Les uns repartent déçus, d'autres restent pour choisir entré l'honnêteté et la corruption.

 

Pseudo-libéralisation contre mouvance démocratique

Pour opérer cette «révolution économique» Haïti ne devrait point garder cette sinistre image de marque léguée par François Duvalier. Aussi, pour attirer les investissements, une apparence de calme et de stabilité s'avérait-elle indispensable. Sous Duvalier père, la répression se déployait brutale, aveugle et spectaculaire. Dès le début de la présidence du fils, les États-Unis voulurent corriger la violence. Elle devient sélective, froide et parfois discrète. Aussi les américains prennent-ils en charge la police et l'armée. Ils organisent les Léopards, corps des militaires spécialisés dans la lutte antiguérilla. Ils participent à la formation, à l'initiation des policiers haïtiens aux méthodes scientifiques d'investigation.

En ce temps-là, le mot détente est lancé par la presse officielle. Que signifie-t-il ? «Nous détenons le pouvoir politique, l'élite traditionnelle nous accepte. Entendons-nous avec cette dernière pour la défense de nos intérêts économiques ». Ce sera la base du jean-claudisme.

Découlant du premier, le second mot clé de l'époque résonna : libéralisation. Henry Bayard le prononça aux Gonaïves. Si cette période (71 - 74) vit un afflux de capitaux, elle fut aussi celle où le régime encaissa ouvertement, en Haïti même, des premières attaques idéologiques. Accroc de taille à la loi du silence imposée jusqu'alors par Duvalier père...

 

Extrait de Lyonel Trouillot (Introduction, Ibidem)
 

La dictature ne peut prétendre à d’autres causes qu’à elle-même.


Le duvaliérisme, tant par ses limites théoriques que par ses pratiques arbitraires et sa complicité avec les structures économiques, a produit une génération de «fils de nouveaux nantis» associés aux anciens, et coupés des classes moyennes défavorisées et des masses. Les enfants de la «révolution au pouvoir» consacreront l’alliance avec le pouvoir économique, offriront au peuple le spectacle de leur richesse [alliance scellée par les noces de Bennett].

[…] chaque signe de «libéralisation» sera suivi de verrouillages répressifs; de plus, la nature du régime et son fonctionnement impliquent des modes d’enrichissement et de maintien de la richesse (rente, monopoles, corruption, exactions…). La richesse de quelques uns est plus que jamais facile et étalée, le reste se dégrade. 

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Paradoxalement, alors même que la propagande du régime de Jean-Claude Duvalier affiche sur toutes les cartes postales et placarde sur tous les murs de la capitale "prospérité et paix", le phénomène des boat people, les «réfugiés économiques », s’intensifie. Les Haïtiens, de la paysannerie et des classes démunies, fuient la misère et la répression en Haïti par milliers à bort des canots de fortune. 


 

Deuxième partie

À venir : La répression sous Jean-Claude Duvalier : disparitions, assassinats, prisonniers politiques, réfugiés économiques.

 

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Le type et les langues publiés Titre et Description date de création actes
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Soutien du CONAJEC de Chardonnières à la répression contre Sylvio Claude

Le comité régional CONAJEC de Chardonnières apporte tout son appui à la répression contre Sylvio Claude menée par le dictateur Jean-Claude Duvalier. Les signataires sont : Jean-Baptiste Hilaire, coordonnateur, Mme Neuman Michel, secrétaire et deux membres, Jean Lubin et René Jean-François.

établi Jan 27, 2014

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Soutien des syndicats de Ouanaminthe à la répression contre Sylvio Claude

Sylvio Claude est recherché par le régime de Jean-Claude Duvalier. Jean Charitable, vice-président de la fédération syndicale du Nord'Est demande à son dictateur de ne ménager aucun effort pour tuer dans l'oeuf la contestation ou menée subversive du sieur Sylvio Claude.

établi Jan 27, 2014

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Message de Jean-Claude Duvalier à l'état major de l'armée d'Haïti

Endoctrinement de l'armée à la philosophie duvaliériste exigée par Jean-Claude Duvalier dans son message du 26 juillet 1982 à l'état major de l'armée d'Haïti. 3 pages (document incomplet).

établi Jan 27, 2014

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Morts à Fort Dimanche 1974-1977- Liste de Patrick Lemoine

142 personnes tuées à Fort Dimanche durant la dictature de Jean-Claude Duvalier recensées par Patrick Lemoine dans son ouvrage « Fort Dimanche, Fort-la-Mort ». Patrick Lemoine, arrêté en 1971, a passé six ans dans les geôles duvaliéristes; il est libéré le 25 septembre 1977.

établi Jan 29, 2014

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Rapport de surveillance de l'opposition extérieure

Rapport de surveillance de Albert Pierre (Ti Boulé) à Jean-Claude Duvalier sur l'opposition à l'extérieur d'Haïti. Les clans de Daniel Fignolé, Clémard J. Charles, Manigat, Magloire et Roy sont visés. Également les journalistes étrangers. 18 juin 1984. 4 pages.

établi Feb 04, 2014

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Arrestation de Jean Evans Siméon âgé de 20 ans

Le 5 mai 1982, un jeune de 20 ans, Jean Evans Siméon, est arrêté par les militaires parce qu'il avait en sa possession deux plis du journal "La Conviction" exposant les plaintes de Sylvio Claude. Le journal est interdit par la dictature. Et ordre de perquisition au domicile de la famille Claude.

établi Jan 27, 2014

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Liste partielle des prisonniers politiques en Haïti 1963-1976

En 1976, ils sont entre quatre cents et trois mille prisonniers faits par le régime des Duvalier père et fils selon un rapport d'Amnesty International. Le taux de mortalité est très élevé parmi les prisonniers, tant les conditions de détention sont rigoureuses. Sans compter les milliers prisonniers fusillés. Ce dossier préparé par le Regroupement des forces démocratiques haïtiennes en 1977, tente d'établir une liste des prisonniers qui ont pu être identifiés dans les cachots de Fort-Dimanche, des disparus dont les familles sont restées sans nouvelles. On y trouve également de nombreux témoignages d'anciens prisonniers de Ford Dimanche, dont ceux des 12 rescapés libérés en 1973 par un commando. Le Regroupement dénonce dans ce rapport le soutien des États-Unis au dictateur Jean-Claude Duvalier dans la formation du groupe des Léopards.

établi Aug 29, 2014

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Rapports sur les finances de Jean-Claude Duvalier et Cie

François St Fleur, ministre de la Justice , et Leslie Delatour, ministre de l'Économie et des Finances, documentent en 1987 les détournements de fonds des membres et proches de la famille de Jean-Claude Duvalier. Les preuves et témoignages révèlent alors le système frauduleux extra-budgétaire mis sur pied, que les dirigeants duvaliéristes utilisaient dans le but de détourner l'argent du Trésor public et des entreprises d'État vers leurs comptes personnels ou à travers des entreprises-écran, fondations et autres institutions bidon. Outre la famille Duvalier directement impliquée, les preuves incriminent trois puissants du régime, Frantz Merceron, Jean Sambour et Auguste Douyon. Deux rapports combinés et publiés en 2000 par Bryant C. Freeman, éditeur, Institute of Haitian Studies University of Kansas. Introduction en anglais, 122 pages.

établi Feb 07, 2015

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Négociations haïtiano-dominicaines pour des coupeurs de canne - Octobre 1978

Le 11 octobre 1978, une délégation dominicaine arriva à Port-au-Prince afin de négocier un accord avec Haïti pour le recrutement de 15 000 coupeurs de cannes. Elle fut reçue par le Président Jean-Claude Duvalier. Les détails des arrangements financiers ne furent pas accessibles : salaires à payer aux travailleurs haïtiens, le mode de paiement, et les frais, s’il y a lieu, versés au gouvernement haïtien. Octobre 1978. Câble diplomatique américain divulgué par Wikileaks.

établi Jul 24, 2015

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Plate-Forme Haïti de Suisse: Droits humains, dictature et devoir de mémoire

Plate-Forme Haïti de Suisse : activités réalisée sur la protection de Droits humains, sur la dictature et devoir de mémoire

établi Mar 25, 2016

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