Au coeur de l'impunité 7 février 1986 : rejet de la dictature Exposition virtuelle Bibliothèque Soumettre un document

Massacre de masse

 

Les massacres de masse de la population civile sont courants en Haïti.  Durant le règne duvaliériste,  des familles entières ont été décimées le même jour, des dizaines de résidents d'un village assassinés au cours d'attaques répressives ou punitives.
 

Tous les massacres de population civile perpétrés par les duvaliéristes partout en Haïti pendant les 29 ans du régime des Duvalier père et fils restent à inventorier, leur nombre et leur ampleur a déterminer; seulement quelques-uns ont été répertoriés et documentés. Certains massacres plus connus continuent de hanter la conscience collective : les tueries sauvages et disparitions du 26 avril 1963; les massacres dans la Grande-Anse, parmi lesquels les Vêpres jérémiennes,  qui ont suivi l'invasion des 13 de Jeune Haïti, entre août et novembre 1964; la répression barbare à Cazale entre mars et avril 1969.
 

D’autres, très peu documentés, attendent que l’Histoire les rappelle à la mémoire de la population haïtienne. C'est le cas des massacres dans le Sud’Est  (massacre de Thiotte) qui ont succédé à l'invasion du groupe des frères Baptiste, les Camoquins, en juin 1964.  Également, en 1969,  année du massacre de Cazale, de nombreuses régions rurales ont été le théâtre des tueries et des arrestations massives contre leur population sous prétexte que certains résidents étaient des "communistes". Tel fut le cas de deux villages de la Plaine du Cul-de-Sac, Latremblay et Grand-Bois Cornillon, selon les résultats de recherches récentes.
 

La chute de Jean-Claude Duvalier le 7 février 1986 n'a pas mis fin aux répressions violentes contre la population civile. Les habitants des quartiers populaires  défavorisés, des zones rurales et des villes régionales, subissent régulièrement les répressions sauvages des acteurs politiques et économiques influents, des corps armés légaux et illégaux, tous couverts par l'impunité, dans un contexte de renouvellement continu des forces répressives (voir le tableau des faits saillants 1986-1994).

 

Jusqu'à date, aucune enquête n'a été menée dans la plupart des cas,  les rares enquêtes entreprises n'ont jamais abouti. Les demandes de justice des victimes sont demeurées vaines, ni les demandes de reconnaissance officielle par l'État des torts subis par la population. Les auteurs des atrocités n'ont jamais été inquiétés.

 

 

Le type et les langues publiés Titre et Description date de création actes
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Devoir de Mémoire - Haïti 2 juin 1969 – 2 juin 2016

Le 3 juin 1969, paraît dans les journaux Le Nouvelliste et le Nouveau Monde un communiqué du colonel Breton Claude, commandant des casernes Dessalines, annonçant la liquidation du comité central du Parti communiste haïtien le 2 juin 1969

établi Jun 28, 2017

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Le massacre de La Tremblay - décembre 1969

Décembre 1969, les habitants de La Tremblay ou Latremblay dans la Plaine du Cul-de-Sac font à leur tour l'expérience de la terrible répression duvaliériste. La Tremblay est un petit village situé à 17 km de Croix-des-Bouquets, une ville banlieue au nord-est de Port-au-Prince, sur la route qui conduit en République Dominicaine. Les témoins évoquent des centaines de morts. Combien : 200 ? 500 ? 700 morts? Deux survivants rescapés de Fort Dimanche témoignent en 2014. Par Devoir de Mémoire-Haïti.

établi Mar 17, 2015

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Le retour de la terreur en Haiti - 1991

Le discours du président Aristide du 27 septembre 1991, dans lequel il lance des menaces de vindicte populaire face aux rumeurs d’un coup d’état imminent, eut l’effet fédérateur de tous les groupes qui exècrent la participation citoyenne effective de la population haïtienne. Les forces répressives, militaires et tonton macoutes (convertis au besoin en attachés), offrent les menaces d’Aristide comme justification de leurs crimes. Elles ont effectué une « correction de la dérive démocratique » en massacrant des milliers de citoyens et citoyennes, en violant des centaines de femmes, ciblant particulièrement dans les quartiers populaires. Les cinq premiers jours et cinq premières nuits qui ont suivi le 30 septembre 1991, l’armée s’est adjointe les groupes paramilitaires pour « nettoyer les rues », dans l’unique but d'écraser dans l’œuf le mouvement contestataire qui allait sans aucun doute prendre forme au lendemain du départ d’Aristide; rappelant tristement les massacres de juin 1957 au Bel-Air et à La Saline qui avaient suivi le coup d’État contre le prof. Daniel Fignolé. La répression sanglante s’est étalée sur plusieurs mois faisant entre 3000 et 5000 victimes. Les tontons macoutes étaient de retour. La radio VSN 57 avait recommencé à émettre. La chasse aux communistes ré-ouverte. Les barons duvaliéristes fêtaient leur victoire en tête-à-tête avec l’armée et ainsi les réactionnaires dansaient-ils au son nouveau du compas. L’armée haïtienne, sous la houlette du général Raoul Cédras, avait retrouvé ses champs de bataille de prédilection, la bataille contre sa population. Terreur en Haïti. Production : Antenne 2; producteur :Thoulouze, Michel; journaliste : Bony, Jérôme. 01/02/1992 - 34min45s (Droit d'utilisation non commerciale acheté par Haïti lutte contre l'impunité).

établi Sep 30, 2015

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Le drame de Grand-Bois Cornillon - audio, 51mn

En 1969, la commune Grand-Bois Cornillon, à environ 50 km de Port-au-Prince, dans l'arrondissement de Croix-des-Bouquets, sur la zone frontalière avec la République Dominicaine, a vu s'abattre sur elle la foudre meurtrière duvaliériste. Plusieurs membres d'une même famille sont arrêtés, torturés, puis portés disparus; principalement la famille Estiverne suite à l'arrestation de Prosper Estiverne accusé d'être un communiste lors de son retour en Haïti après des études au Canada. Ce document audio présente le témoignage de l'ancien sergent André Sanon de l'armée d'Haïti, témoin oculaire des séances de torture de Prosper Estiverne par le colonel Albert Pierre (Ti Boule); suivent d'autres témoignages des membres de la famille Estiverne, d'anciens prisonniers et de résidents de Grand-Bois/Cornillon. Recherches par Anne Fuller, spécialiste des droits humains, et Louis Estiverne. Présentation par Sony Estéus, SAKS, février 2015 (audio, créole, 51mn).

établi Mar 17, 2015

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