Au coeur de l'impunité 7 février 1986 : rejet de la dictature Exposition virtuelle Bibliothèque Soumettre un document

Le débarquement du 28 juillet 1958

 

Affaire Pasquet, Dominique et Perpigan

 
Ecartés de l'armée, car trop proches de l'ex-président Paul Magloire, 3 officiers en exil, le capitaine Alix Pasquet, les lieutenants Phillipe Dominique et Henry Perpignan débarquèrent du Mollie C, une vedette venue de Floride, dans la nuit du 28 juillet sur une plage de St-Marc.
 
Leur but ? Empêcher la création d'une milice civile destinée à supplanter l'autorité de l'Armée d'Haiti déja terriblement ébranlée par les changements faits par le Général Kébreau en mai 1957 qui élimina la plupart des officiers susceptibles de ne pas appuyer le candidat Duvalier...
 
          

Ils furent aidés dans la prise spectaculaire des Casernes Dessalines, par 5 Américains : Joseph D.J.Walker, Arthur Pyane, Dany Jones, Robert F. Hickey et Levant Kersten. 
 


En quelques minutes, les assaillants réussirent à mettre en déroute les soldats endormis et à prendre possession des Casernes.  Ils donnèrent l'odre à Duvalier de se rendre. Ils attendirent en vain les renforts avant d'attaquer le Palais. Le bruit courut dans toute la ville que 200 hommes occupaient les Casernes. L'emoi dans la ville, réveillée par de nombreux coup d'armes, était grand...

Duvalier demanda l'asile à une ambassade étrangère; ses enfants s'y rendaient déjà dans la voiture du Général Flambert quand les choses changèrent pour les envahisseurs.

On raconte qu'un de leur prisonnier, Marcel, envoyé par Perpignan pour acheter une cigarette,  fut pris et interrogé par les surveillants duvalieristes, à qui il avoua que les envahisseurs n'étaient qu'au nombre de 8. Nombre confirmé par le colonel Louis Roumain, lui aussi prisonnier, qui put s'échapper en se jetant par la fenêtre.
 
Les renforts, internes comme externes, ne vinrent jamais. 

 

 
Une distribution d'armes  à des volontaires recrutés par Clément Barbot, se fit à la grille latérale du palais. Un assault fut lancé contre les rebelles. A 9 h A.M., les canons et les mitraillettes se turent. L'ínvasion était terminée. 
 
Pour la presse, Duvalier revêtit un habit militaire, s'arma d'une mitraillette, posant pour la posterité, voulant donner ainsi l'image d'un leader qui n'a pas eu peur.
 
Duvalier consolida son pouvoir après avoir reçu les pleins pouvoirs du Sénat de  la République pour une durée de six mois. Certaines garanties constitutionnelles furent suspendues avec l'accord du Corps législatif; le pays fut mis en état de siège permanent. Le Code pénal, le fonctionnement des tribunaux et de la Cour de Cassation subirent de lourdes modifications. Une dictature légale s'installa dans le pays. Duvalier avait obtenu le droit de vie, de mort ou d'emprisonnement sur tout opposant.

 

 
L'Armée d'Haïti en ce funeste mardi 29 juillet 1958, en tant qu'institution, perdit ce qui lui restait d'indépendance.

C'est ainsi que le 29 juillet, naquit au combat, la milice de Duvalier (les Volontaires de la sécurité nationale ou Tontons macoutes), qui devait battre en nombre l'Armée et la contrebalancer.

La date du 29 juillet fut retenue comme date d'anniversaire des Tontons macoutes.
 
 

 

Il y eut d'autres tentatives d'invasions...mais personne ne se rapprochera aussi près du but que ces hommes.


 

Source : Bernard Diederich et Jean-Claude Bajeux. 2005. Le prix du sang : François Duvalier (1957-1971). Éditions Antillia.

 

 

Le type et les langues publiés Titre et Description date de création actes
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L'opération-commando du 28 juillet 1958 par Joseph Lamarre

L'auteur de cet article, Joseph Lamarre, est un témoin d'époque, ayant fait carrière dans l'Armée d'Haïti de 1945 à novembre 1966, date à laquelle il fut mis à la retraite. M. Lamarre occupa, entre autres, l'importante fonction de chef du service des recherches criminelles au département de la police de Port-au-Prince. C'est dire que le témoignage qu'il porte ici peut avoir une résonance particulière et provoquer des réactions susceptibles d'éclairer ce point d'histoire.

établi Jan 27, 2014

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L'ex-lieutenant Raymond Chassagne devant une commission militaire

Le lieutenant Raymond Chassagne accusé d'avoir été de mèche avec Pasquet en recevant l'envoyé de ce dernier en Haïti en mars 1958, l'Américain Arthur Payne en vue de la préparation du débarquement du groupe de Pasquet. Raymond Chassagne fut condamné à 1 an de prison, puis gracié par Duvalier en janvier 1959. Compte-rendu du procès dans Compilation pour l'histoire. Tome IV - Clément Célestin, 1960. P. 272-300.

établi Jul 29, 2014

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Procès des journalistes Petit, Occénad et Arty pour complot contre la sureté de l'État

Trois journalistes sont arrêtés et passés devant une commission militaire du 23 juillet au 29 août 1958. Georges Petit, Albert Occénad et Daniel Arty sont accusés de complot contre la sûreté de l'État et d'incitation à la révolte à travers les articles publiés dans deux journaux «Indépendance» et «Haïti-Miroir» en avril 1958. Ils seront condamnés à 5 ans de prison à l'issue du procès. Puis ils seront graciés par François Duvalier quelques mois plus tard, en janvier 1959. Petit, Occénad et Arty sont les premiers journalistes emprisonnés puis exilés sous François Duvalier. Compte-rendu du procès dans Compilation pour l'histoire. Tome IV - Clément Célestin, 1960. P. 245-269.

établi Jul 29, 2014

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Réaction de Duvalier à la présence d'Arthur Payne parmi les envahisseurs

L'Américain Arthur Payne avait déjà arrêté le 28 mars 1958 alors qu'il était envoyé par Pasquet en mission de reconnaissance. Duvalier pense que Louis Déjoie et Paul Magloire, tous deux exilés aux États-Unis, sont derrière l'invasion du 28 juillet 1958 et a demandé leur extradition. Déclaration à la presse le 1er août 1958; photos des manifestations devant l'ambassade américaine; traduction des réactions de la presse américaine. Source : Compilation pour l'histoire. Tome IV - Clément Célestin, 1960.

établi Jul 29, 2014

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Le récit des événements des 28 et 29 juillet 1958 par Clément Célestin

Clément Célestin fut un ancien haut fonctionnaire de l'État haïtien. On retrouve dans le tome IV de son ouvrage "Compilation pour l'histoire" la version officielle des événements des 28-29 juillet 1958, accompagnée de plusieurs documents d'intérêt public. 1960. Pages 17-18-25-26

établi Jul 29, 2014

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Échanges entre l'ambassadeur américain et le gouvernement - août 1958

Quelques lettres échangées entre l'ambassadeur des États-Unis en Haïti, Gerard A. Drew, et le secrétaire d'État a.i. des Affaires étrangères d'Haïti, Jules Blanchet, autour des événements des 28-27 juillet 1958. Source : Compilation pour l'histoire. Tome IV - Clément Célestin, 1960. P. 492-496.

établi Jul 29, 2014

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Le Sénat accorde les pleins pouvoirs au Président - Décret du 30 juillet 1958

À la faveur des événements des 28-29 juillet 1958, François Duvalier demande et obtient les pleins pouvoirs de la part du Sénat, pour une durée de six mois. C'est la première d'une longue série pour Duvalier avant d'imposer son contrôle total sur le pays. Texte du décret daté du 30 juillet 1958. Source : Compilation pour l'histoire. Tome IV - Clément Célestin, 1960.

établi Jul 29, 2014

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Articles de la Constitution suspendus - 1958

Après les pleins pouvoirs accordés par le Sénat à Duvalier, le Corps législatif suspend certaines garanties constitutionnelles le 31 juillet 1958. Les articles suspendus ont trait à la peine de mort, au fonctionnement des tribunaux, au recours en inconstitutionnalité à la cour de Cassation, à l'application des peines prévues par la loi, etc... Source : Compilation pour l'histoire. Tome IV - Clément Célestin, 1960.

établi Jul 29, 2014

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Modification de certains articles du Code pénal - 1958

Abrogation des articles 57 à 79 du Code pénal. Élargissement de la peine de mort à plusieurs autres infractions qui visent Duvalier et ses proches, le gouvernement et l'armée; établissement d'une peine de réclusion pour les diffuseurs de nouvelles qui troublent la paix publique, Noter que ce n'est plus la loi qui détermine le nombre d'années de réclusion pour les fautifs. Le décret daté du 6 août 1958 est rétroactif jusqu’en juin 1957. Source : Compilation pour l'histoire. Tome IV - Clément Célestin, 1960.

établi Jul 29, 2014

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La presse haïtienne et les événements des 28-29 juillet 1958

Les réactions favorables à François Duvalier dans différents journaux haïtiens tel qu'il est rapporté par Clément Célestin dans Compilation pour l'histoire. Tome IV, 1960.

établi Jul 30, 2014

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